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Le single de la semaine #6 : Quiet Silent Unravelling

Konbawa !!

Après plus de trois semaines d’absence, c’est mon grand retour éditorial :-). Deux semaines de vacances (enfin, disons une semaine sans emails, téléphone et autres dépendances) n’auront pas été de trop pour se refaire des idées et un regard neufs. Et, apanage des voyages de proximité, du temps pour apprécier les distances en musique. Une sélection hebdomadaire d’inspiration nomade donc, oscillant entre folk, blues et authenticité !

– Le (old) single : Beirut, "Transatlantique", sur l’album "Elephant Gun". Il paraît que la valeur n’attend pas le nombre des années. C’est sans doute un dicton que Zach Condon, le leader de Beirut, a du longtemps méditer, pour composer du haut de sa jeune vingtaine d’années une telle collection de mélancholies. Multi-instrumentiste, Zach Condon s’était entouré sur Gulag Orkestar d’une clique balkanique dont l’interprétation à fleur de peau avait par magie réussi à résusciter l’ambiance musicale propre au Temps des Gitans d’Emir Kusturica et aux compositions originales de Goran Bregovic.

Sur ce titre, c’est une autre facette de son talent qu’il nous propose, en s’éloignant des instrumentations slaves et de ses parfums d’errance. Renouant avec la simplicité de la guitare acoustique et du banjo (dont il ne joue pas) à peine soutenue par quelques lignes de trompette (dont il joue), Transatlantique est une ballade folk où la voix de Zach Condon rappelle presque The Smiths. Puisant ici son inspiration dans son Nouveau Mexique natal, Beirut y est moins nostalgique et livre une partition idéale pour la flânerie.

– Le (new) single : The National, "Fake Empire" sur l’album "Boxer". The National oeuvre depuis leur premier opus en 2001 à suivre leur voie et à redessiner les contours du rock independant américain. Loin des tensions électriques ou des postures arty, ils recherchent indéfiniment une forme authentique, peu prisonnière d’un style ou d’une influence, mais puisant autant dans le folk de Bruce Springsteen ou Leonard Cohen, la pop mélancolique de Grant Lee Buffalo ou Grandaddy que dans la cold dark wave de Joy Division. Boxer constitue un premier achèvement en réusissant à conserver une partie de ses secrets en dépit d’écoutes répétées. Mystérieuse et discrète, la musique de The National est faite pour le voyage en train; elle varie, elle circule et ne se ressemble jamais complètement.

Fake Empire illustre parfaitement ce processus de transformation permanente qui fait qu’on ne peut jamais complètement apprivoiser la mélodie ou les arrangements. Débutant comme une ballade spectrale accompagnée d’un piano lointain et désaccordé, la mélodie s’accélère insensiblement pour s’ouvrir vers de nouvelles rythmiques qui rappellent les grandes oeuvres du Boss. Un travail d’orfèvre qui demande un peu de patience pour être pleinement apprécié.

Sayonara

n’i’c’ö

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