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Le Single de la Semaine #11: British Legion strikes again!!

Konbawa,

Après deux semaines d’absence et de silence éditorial (parfaitement injustifié, vu mon tout nouvel équipement numérique nomade de pointe qui me permet d’écrire en toutes circonstances, même les doigts gras de saumon fumé à l’aéroport de Milan… ;-), je reviens au clavier pour une nouvelle livraison de singles qui décoiffent,  en provenance une fois encore de l’outre-Manche par envoi express Eurostar. La perfide Albion prouve une fois encore qu’en matière de musique, c’est elle qui sait rompre son splendide isolement…

– Le (nouveau) single : Foals, "Cassius" sur l’album "Antidotes" (2008)

Dernière sensation en date estampillé NME (New Musical Express), le cultissime magazine britton qui se targue de découvrir les nouveaux Beatles chaque semaine, Foals mérite peut-être cette fois le titre de meilleur espoir de 2008. Avec un premier album chez SubPop (le légendaire label de Seattle) bourré de singles dynamite et affichant une belle personnalité cohérente et travaillée, le groupe d’Oxford emprunte le chemin tracé par Franz Ferdinand, Bloc Party ou ou les new-yorkais de pour livrer une dance-punk élastique et brillante, éclairée par quelques dissonances et s’inspirant autant de la pop grand public, du rock intellectuel de leurs aînés d’Oxford Radiohead ou de la musique minimaliste d’un Steve Reich pour les sonorités stridentes. Dotés d’un solide sens de l’écriture et de la syncope rythmique, les frères Philippakis réusissent l’étonnante synthèse entre une écriture qui sait rester dansante et une approche artistique originale. Construisant leurs compositions autour de guitares picorantes, égrénant les notes comme autant de piqûres d’insectes (le lead singer Yannis Philippakis ne dit d’ailleurs rien d’autre: “They’re meant to sound like insects, like a cloud of insects forming these strange harmonies”), ils affichent un vrai sens de la rupture de rythme (The French Open, Balloons) et de la structure à plusieurs niveaux (2 Steps, Twice, Tron).

Parfaite illustration de ce sens inné de la composition, "Cassius" tricote un hymne entraînant et pourtant bruitiste et épineux autour d’une ligne de guitare décharnée et d’une rythmique qui accélère brutalement pour mieux brûler le code de la route. Un single et un album à savourer d’urgence et des dates de concert à surveiller…

Qui sait, peut-être avons nous là un grand groupe ambitieux en devenir… ou simplement un autre Franz Ferdinand qui peinera à dépasser l’écueil du deuxième album…. Time will tell!

– Le (aussi nouveau) single : Does It Offend You, Yeah?, "With A Heavy Heart" sur l’album "You Have No Any Idea What You Are Getting Yourself Into" (2008)

Dans la foulée de mon précédent et de l’album de Foals, voici encore une découverte made in  Shibuya!! Les deux heures passées dans le HMV de Tokyo, casque aux oreilles tel un panda sociopathe, ont décidement été fructueuses en coup de coeur musical et en confirmations patentées. Ici, c’est le gang des Does it Offend You, Yeah? qui est à nouveau à l’honneur. Ce posse de jeunes anglais, que j’avais initialement repéré fin 2006 sur leur MySpace (cf. ) et dont la notoriété les avait mené à être retenu par l’impitoyable label Kitsuné Maison pour figurer sur le , livre en ce printemps 2008 son premier album. Insolemment baptisé "You Have No Any Idea What You Are Getting Yourself Into", leur premier opus fait la part belle aux heavy singles précédents (Battle Royale, We are Rockstars, Weird Science, Let’s Make Out), aux charges électro-épaisses (Dawn of the Dead, Doomed Now) et sorties post-pubères daftpunkiennes (Attack of the 60 Ft Lesbian Octopus, Weird Science).

Entre bande originale azimuthée de séries Z remplies de zombies grandguignolesques et attaque sonique en règle à grand coup de guitares zébrées et de vocoders corrosifs, leur musique ne respecte rien ni personne, emprunte à tous les genres, vole les samples à l’étalage et parpine les aces électro aux quatres coins du terrain. Un exemple? L’imparable "With A Heavy Heart" pille Bowie, dépouille Duran Duran, vandalise The Cure et recompile le code en bourrant les soutes de boites à rythme et d’alarmes perçantes. Du grand art brut et adolescent

Et pour parachever le tableau, ils ont trouvé leur nom de scène dans un épisode de la non moins culte série anglaise ‘The Office’ dans lequel les premiers mots de Ricky Gervais, le jouissivement médiocre boss de PME, sont "does it offend you, yeah?"… Culte, on vous a dit…

Nicholas

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