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Le Single de la Semaine #20: Feel Good/ Feel Bad Songs (vol.4) – Mid-Life Crisis?

Konbawa!

L’automne est là, la crise aussi… Comment lutter contre l’empire brun d’une parole médiatique obsédée par elle-même et figée dans une pose de répétition qui n’aurait sans doute pas manqué d’interroger le regretté Derrida sur la circularité sidérante (au sens latin du terme) de l’objet-média? Une modeste suggestion : une cure auto-suggérée de grave insouciance inspirée par les seventies, déclinée en rose bonbon ou en vert acide…

– Le (feel good) single : Bran Van 3000, "Astounded" sur l’album "Discosis" (2001)

Collectif musical canadien à géométrie variable comme seul le pays à la feuille d’érable sait nous en  proposer, Bran Van 3000 s’apparente à un sound-system foutraque ouvert à toutes les influences, de l’électro au rock, en passant par le punk, le latino ou le hip-hop sans oublier un parfum de vieux disco modernisé. Après "Glee", premier album en forme d’OVNI sorti en 1997, le collectif récidivait en 2001 avec "Discosis", galette improbable mélangeant allègrement le easy-listening du début des années 80, rappelant par moment les incroyables B52’s, avec un funk disco à cordes qui se verra recycler à l’infini sur les dance floors à la fin des années 90 par les Armand Van Helden et consorts. De nombreuses collaborations colorent cet album d’une dimension mondialiste bienvenue (Momus, Badar Ali Khan, Amber Rose, Youssou Ndour, Dimitri from Paris, Jean Leloup…). "Astounded", single barré rendant hommage à Curtis Mayfield mixe avec bonheur les choeurs Motown avec des basses slappées façon Shaft et des rythmiques funk guitares et cordes que Daft Punk n’aurait pas encore samplées… pour finir dans un invraisemblable méli-mélo fusion latino et rendre les armes d’un pas chaloupé un Cuba Libre à la main. Canada rules!

– Le (feel bad) single : Joy Division, "Transmission" sur l’EP "Transmission/Novelty" (1979), re-édité sur l’album "Susbtance: 1977 – 1980"

A en croire l’influence majeure exercée par Joy Division sur les groupes de rock noir influents de ce début de siècle (Interpol, Editors, Cobra Collective, The National, The Rapture, …), on se saurait trouver meilleur source d’inspiration pour commenter l’époque contemporaine… Toute balafrée de gris, l’oeuvre de Joy Division, jetée sur deux albums et quelques singles, a survécu à son époque pré-thatcherienne et à la grande dépression industrielle des années 70 pour s’imposer comme l’acide bande originale des périodes en rupture. Si Joy Division est né la mise à bas de l’industrie lourde britannique des seventies par les premiers chocs pétroliers, nul doute que son aura jettera encore ses feux noirs sur l’effondrement du rêve anglais d’une économie toute entière tournée vers les services et l’immatériel. Redevenu à la mode au début du millénaire, avec la première explosion de la bulle spéculative Internet et le nouvel état du monde post 9/11, ce rock noir, décharné, osseux peut prétendre à accompagner l’implosion du système financier international. "Transmission", single tout en urgence, semble déjà ironiquement sous-titrer cette marche en avant béate vers un futur nécessairement meilleur et danse, rageur, sur les ruines d’un monde n’ayant rien appris des traumatismes précédents

    

Radio, live transmission.
Radio, live transmission.
Listen to the silence, let it ring on.
Eyes, dark grey lenses frightened of the sun.
We would have a fine time living in the night,
Left to blind destruction,
Waiting for our sight.
And we would go on as though nothing was wrong.
And hide from these days we remained all alone.
Staying in the same place, just staying out the time.
Touching from a distance,
Further all the time.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio.
Well I could call out when the going gets tough.
The things that we’ve learnt are no longer enough.
No language, just sound, that’s all we need know, to synchronise
love to the beat of the show.
And we could dance.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio.
Dance, dance, dance, dance, dance, to the radio

Sayonara,

NicoDisco

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