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Le Single de la semaine #23: Feel Good / Feel bad Songs (vol.5) – You Make Me Sick, I Make Music!

Konbawa!

C’est la crise mais c’est bientôt les soldes! Je devais déménager mais je ne déménage pas ? L’Euro est fort mais la Livre Sterling est au plus-bas… ! Profitons-en pour partir en cours exil grand britton et puiser au coeur de Chelsea et Belgravia quelques chemises Windsor slim fitted, un sidecase Dunhill pour les week-ends à deux pour nous aussi nous la raconter façon Jude Law & Sexy Sadie et piocher quelques singles propres à inspirer accompagner nos ups & downs en 2009.

– Le (feel good) single : The Dandy Warhols, "Get Off" sur l’album "Thirteen Tales From Urban Bohemia" (2000)

Il n’y a pas qu’à Seattle qu’une scène musicale s’est développée dans le paysage américain. Quand les derniers feux du renouveau rock finissaient de rougeoyer autour de pour finalement s’éteindre dans un revival grotesque, Portland, Oregon, s’éveillait et prenait le relai; mais là où la vague grunge trouvait son inspiration en Grande-Bretagne, obnubilé qui par les puretés mélodiques de Beatles (Nirvana) ou par reptations de Led Zeppelin et Black Sabbath (Pearl Jam, Soundgarden, Alice in Chains), l’inspiration qui soufflait à Portland empruntait aussi à New York et à sa scène alternative des années 60. Très influencés (comme leur nom l’indique) par le Velvet Underground, The Dandy Warhols mettent en musique une pop psychédélique mâtinée d’emprunts rock et acoustique qui les font sonner comme les petits cousins dégingandés de la bande à Lou Reed. Soutenus par le public européen et quelques radios universitaires US, The Dandy Warhols atteindront le seuil de la reconnaissance internationale avec leur deuxième album "The Dandy Warhols Come Down" contenant quelques pépites devenues des classiques feel goods songs (Boys Better, Every Day should be a Holiday) et le superbe "Thirteen Tales from urban Bohemia", qui non content de receler la happy bombe Bohemian like You offrait avec "Get Off" une feel good song imparable, samplant les borborygmes western d’Ennio Morricone dans "Mon Nom est Personne" et multipliant à l’infini les lignes de chant autour d’une mélodie qui va droit au but et qui inspirera plus tard des artistes comme Cake et même le Rufus Wainwright de "Want To". Une petite merveille de trois minutes, familière comme un Jean’s usé et qui ne cesse de clamer "All I wanna do is get off / I feel  it, I feel it babe" ne peut avoir tort…

           

The Dandy Warhols – Get off

Yeah like it or not
Like a ball and a chain
All I want to do is get off
I feel it for a minute babe
Hot diggity dog, I love god all the same
But all i wanna do is get off
I feel it, I feel it, I feel it babe!
Baby, come on yeah
If you have a hard time gettin’ there, maybe you’re gone
If you find, you find yourself forget yourself
Yeah maybe I fought
once thought I was saved
But all I wanna do is get off
and feel it for a minute like the real thing baby
Baby, come on yeah… (chorus bis repetita)

– Le (feel bad) single : Arcade Fire, "Une Année Sans Lumière" sur l’album "Funeral" (2004)

Le Canada est un grand pays de musique. C’est dit. La vitalité des scénes de Montreal, Toronto, Vancouver et leur ouverture aux influences diverses laissent souvent pantois. Quand le voisin américain s’auto-parodie et que l’Europe recycle la nouvelle nouvelle vague pour la n-ième fois, les artistes canadiens font entendre une voix différente, multi-culturelle et se s’enfermant pas dans une quelconque chapelle qu’elle soit post-rock, indie, alternative ou progressive… Il y a d’ailleurs fort à parier que les belles surprises musicales en ces temps de crise viendront bien plus sûrement du Canada que de la vieille Europe, tant leur capacité à conjuguer écriture, mélodie et engagement politique ne trouve nul pareil aujourd’hui. Arcade Fire, comme A Silver Mount Zion, Godspeed You, Black Emperor!, , Metric, Pas Chic Chic ou Radio Radio, invente une identité musicale propre qui pioche dans tous les registres et les styles et n’hésite pas à faire dialoguer les violoncelles et les guitares, les orgues et les accordéons. Si Arcade Fire est l’un des représentants les plus rock de cette scène montréalaise, le groupe de Wim Butler et Régine Chassagne lui fait régulièrement des infidélités folk ou instrumentales, rappelant que l’expérimentation demeure le maître-mot des collectifs canadiens. "Une Année sans Lumière", bien qu’enregistré en 2004 sur leur premier album, pourrait aisément servir de bande originale à 2008 en compagnie du "Junk Bond Trader" d’Elliott Smith, tant l’actualité n’aura laissé que peu de place aux euphories passagères. Mélancolique et minimaliste, ce titre finit par monter lentement en puissance et laisse l’auditeur perplexe devant une telle puissance maîtrisée.

                                                          

Arcade Fire – Une année sans lumière (live)

Hey! the street lights all burnt out
une année sans lumiere
je monte un cheval
qui porte des oeilleres
hey! my eyes are shooting sparks
la nuit, mes yeux t’eclairent
ne dis pas à ton père
qu’il porte des oeilleres
hey, your old man should know
if you see a shadow, there’s something there

Sayonara !

N

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